mercredi 8 février 2017

La Toyota Yaris 2017 arrive !


     La Toyota Yaris restylée, initialement prévue pour le prochain salon automobile de Genève (9 au 19 mars 2017), est finalement présentée un peu plus tôt. En effet, Toyota vient de dévoiler les premières images de la Yaris, après son second restylage depuis son lancement en 2011.

     Toyota a investi environ 90 millions d'euros pour ce nouveau modèle et annonce 900 nouvelles pièces, qui ont amélioré son dessin, sa sécurité et ses qualités routières. Et comme l'Europe est un marché primordial pour la Yaris, c’est sur notre continent, au centre de design européen de Toyota basé à Sophia-Antipolis près de Nice (06), que ces modifications ont été conçues. Puis adoptées par la version japonaise, la Toyota Vitz, commercialisée quant à elle depuis quelques semaines dans cette version actualisée.


Nouveau style
     Le style de la Yaris est une seconde fois actualisé, puisque la Yaris lancée en 2011 avait déjà subit quelques menues opérations en 2014. Un visage plus incisif, particulièrement grâce la calandre moins arrondie et un nouveau bouclier. Les blocs optiques reçoivent une nouvelle signature lumineuse en Y.
     Du côté de la poupe, le changement est encore plus important, puisque la Toyota Yaris opte pour de nouveaux boucliers, mais aussi de nouveaux feux arrière qui débordent désormais largement sur le hayon et les ailes.
     L’intérieur profite également de quelques retouches, nettement moins conséquentes que celles de l'extérieur. Pour Toyota, "il s’agissait avant tout de préserver l’originalité et la modernité de la Yaris". L'instrumentation évolue, avec un écran couleur de 4,2 pouces entre ses compteurs de tours et de vitesse (de série à partir de la finition Dynamic). Le volant évolue légèrement, et la Yaris adopte de nouveaux aérateurs en forme de turbine. De nouveaux coloris et de nouveau détails de sellerie et d’habillage font également leur apparition.

Nouvelles mécaniques
     Le style évolue, mais pas seulement. Toyota a également appliqué une série de modifications au châssis pour réduire le niveau de bruit et les vibrations.
     Du point de vue mécanique, la version hybride n’évolue pas. Elle revendique toujours des émissions de CO2 de 75 g/km. En revanche, l'actuel moteur 1.3 VVT-i essence de 100 ch disparaît, remplacé par un tout nouveau quatre cylindres 1.5 VVT-iE. qui revendique 111 ch et 136 Nm à 4.400 tr/min (+11 ch et + 11 Nm). Grâce à ce nouveau moteur, la citadine Made in France fait tomber le 0 à 100 km/h en 11 secondes (contre 11,8 secondes avec le 1.3 VVT-i) et annonce des consommations en baisse de 12% (avec la transmission automatique continue CVT et selon le cycle NEDC). De série, la Yaris adopte une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
     Au delà des chiffres, c’est le fonctionnement du nouveau moteur qui interpelle. Il fonctionne en effet avec un taux de compression élevé (13,5:1). Et l’extension du fonctionnement du calage d’ouverture des soupapes lui permet aussi d’adopter selon le besoin le classique cycle Otto, ou le cycle Atkinson. On notera également un collecteur d’échappement refroidi par eau, qui permet de réduire la consommation à vitesse plus élevée.

Nouveaux équipements
     Rayon sécurité, toutes les finitions de la nouvelle Yaris disposent du pack Toyota Safety Sense, qui comprend l’AEB City (détection de risque de collision, alerte et freinage automatique d’urgence), la gestion automatique des feux de route et l’alerte de franchissement de ligne. Dès le seconde niveau de gamme, la reconnaissance des panneaux de signalisation est ajoutée. Les places arrière reçoivent à présent des ceintures avec limiteur d’effort et prétensionneur. Autant d’équipements appelés à se généraliser dans les années à venir, car requis par l’EuroNCAP dans ses nouvelles notations.

     Produite pour l’Europe et d'autres marchés mondiaux au sein de l'usine française Toyota, à Valenciennes, la Yaris restylée sera présentée au public sur le salon automobile de Genève. A l'occasion de ce même salon, Toyota nous a également promis une version sportive, forte de plus de 210 ch. 
     On a hâte d'y être.

mardi 19 juillet 2016

La Nissan Micra 2017 en phase de tests.


     Après six ans de bons et loyaux services, la dernière Nissan Micra arrive sur la fin de sa carrière. Sa remplaçante a d'ailleurs été surprise, bien camouflée, en pleine phase de tests en Espagne. 

     Elle sera apparemment plus grande. Stylistiquement, ses lignes seront plus aiguisées, moins arrondies. A l'avant, elle froncera les sourcils, avec ses phares halogènes lissés et sa calandre en V.
     Au niveau de la ligne trois quart arrière, elle reprendra l'astuce stylistique que l'on trouvait déjà sur l'Alfa Romeo 147, et plus récemment sur sa cousine Renault Clio IV : l'aile arrière rehaussée et la poignée de porte arrière intégrée dans la vitre de custode. Quant à l'arrière, notamment le contour de plaque, il devrait reprendre les codes des nouvelles Nissan (Pulsar, Qashqai...).




     Cette nouvelle Micra devrait être présentée lors du Mondial de l'Automobile, en octobre 2016. Elle sera basée sur la plate-forme CMF-B, également utilisée pour le prochain Nissan Juke. Le moteur essence de base sera un 3 cylindres. Des 4 cylindres seront également disponibles. Le moteur diesel sera le désormais bien connu 1.5 dCi (qui équipe les Renault Clio, Mégane, Kangoo, Nissan Pulsar, Qashqai, Juke, Dacia Sandero, Duster, Logan et même Mercedes Classe A et B 160... entre autres) disponible avec une boite 5 vitesses. Le choix d'une boite 6 vitesses pourrait également être possible.


     Pour le marché européen, cette nouvelle Micra sera produite à l'usine Renault de Flins, aux côtés de la Renault Zoé et de 30 % de la production de Clio IV.

mardi 28 juin 2016

NEVS « 9-3 » : ne l'appelez plus Saab...


     Comme vous le savez sûrement déjà, après sa faillite, le constructeur Saab a été racheté par l'entreprise chinoise NEVS. Bien entendu, le rachat par un chinois, puis la mort progressive de Saab a provoqué un tollé chez les passionnés de la firme de Trollhättan. Et ils restent très nombreux.

     De faux redémarrage en balbutiements, la renaissance inespérée de Saab se faisait attendre. NEVS avait toutefois obtenu le droit d'utiliser le nom de Saab (mais pas le logo "griffon", également utilisé par Scania). Mais voyant l'affaire mal tourner, Saab AB a préféré protéger la réputation du nom de Saab, et a donc retiré son droit à NEVS d'utiliser le nom de Saab. Le siège social est toujours officiellement installé à Trollhättan, et les ressources industrielles et de développement sont partagées entre la Suède (un peu) et la Chine (beaucoup).

     Le plan de NEVS est de commercialiser plusieurs modèles électriques. Mais le tout est de débuter dans le métier, ce qui n'est pas une mince affaire. Ainsi, la production devrait débuter par un modèle que l'on connait bien : la Saab 9-3, née en 2002. Seule différence par rapport à la 9-3 que l'on a connu : les ingénieurs de NEVS ont modernisé ses dessous pour les accommoder à un changement de technologie de taille, puisqu'elle devient une voiture électrique. En revanche, au niveau du style, rien n'a changé, comme on le constate sur les clichés d'un prototype aperçu en Chine. 

     Ce « nouveau modèle » sera commercialisé en 2017. Selon les données publiées par NEVS, la longueur de la voiture sera de 4,67 m, pour une largeur de 1,80 m et un empattement de 2,67 m et un poids de 1800 kg. Toujours selon NEVS, son autonomie sera de 300 km, pour une vitesse maxi de 140 km/h.

     Difficile à croire que ce modèle au style vieillissant puisse bien se vendre en Chine, un marché désormais friand de nouvelles technologies...

La Citroën C3 2016 enfin aperçue.


     Quelques photos de la nouvelle Citroën C3 ont fuité. Et nous la découvrons aujourd'hui. Comme prévu, on retrouve à l'avant les doubles optiques, nouvelle identité de la marque depuis le C4 Cactus. Toujours dans le style Cactus, les Airbumps (ces coussins d'air qui absorbent les petits chocs du quotidien) sont également de la partie, donnant une certaine personnalité à la voiture.

      Elle mesure 3,99 mètres de long (dans la moyenne de la catégorie), 1,75 mètres de large et 1,47 mètres de haut. L'empattement est de 2,54 mètres, et on annonce un rayon de braquage de 10,7 mètres.
      Citroën annonce également un coffre d'une capacité de 300 litres.

      La voiture sera disponible en bi-ton, avec un choix de neuf couleurs pour la carrosserie et trois pour le toit. Un toit panoramique sera également disponible.



     Équipement totalement nouveau et inédit : le ConnectedCam. C'est une caméra HD embarquée, sur le pare-brise. Elle peut prendre des photos (avec un angle de 120 degrés), et de courtes vidéos à vingt secondes. En cas d'accident, le système créé automatiquement un enregistrement.

     On retrouve également des équipements qui deviennent peu à peu plus communs, comme l'alerte de franchissement de ligne et le détecteur d'angle mort. Pour l'instant, aucun prix n'a été dévoilé.


mardi 21 juin 2016

La Ford Fiesta ST 2018 en plein test.


     Alors que Ford est en train de mettre au point la prochaine génération de Fiesta, notre confrère Motor Authority a publié des images d'une Fiesta un peu particulière. Bien que camouflée de la même manière que la prochaine Fiesta, ce modèle-ci a été surpris avec des jantes à la taille plus élevé et un double échappement, ce qui préfigure incontestablement une Ford Fiesta ST 2018


Caractéristiques :
     Au niveau mécanique, pas de changement fondamental : traction avant, moteur 4 cylindres turbo et boite manuelle. Cependant, cette nouvelle mouture devrait hériter d'une poignée de chevaux en plus par rapport à sa devancière. Voilà qui augure une bonne petite GTI.


Style :
     Au niveau du style, elle reprendra certainement les caractéristiques des Ford actuelles : grosse bouche à la Aston Martin, phares avant allongés dans le style de ceux de la Focus. Elle reprendra la recette de la troisième vitre latérale, comme sa devancière, la Renault Clio ou la prochaine Citroën C3. En revanche, les feux arrières, qui longeaient le hayon sur la Fiesta actuelle, devraient retrouver leur place moitié sur le hayon, moitié sur l'aile arrière, comme sur les S-Max et C-Max.


     Concernant la Fiesta "normale", elle pourrait être présentée à l'automne 2016. Mais inutile d'espérer la voir au Mondial de l'Automobile à Paris. En effet, Ford a d'ors et déjà annoncé qu'il ferait l'impasse sur cet événement.

vendredi 13 mai 2016

Les voitures du Festival de Cannes.

Le nouveau Renault Espace, voiture du Festival de Cannes 2015.

     Créé en 1939, Le Festival de Cannes est devenu une institution mondiale, le premier marché du film au monde avec plus de 10 000 participants venus de 92 pays, 5000 films proposés, dont 1500 projetés. Cet événement bénéficie d’une médiatisation hors du commun, devançant même les Jeux Olympiques !
La Renault 30.

     Cette année, le constructeur Renault fêtera ses 32 ans de partenariat avec le Festival de Cannes. Ainsi, le constructeur au losange sera une nouvelle fois le transporteur automobile officiel de la 68ème édition du Festival de Cannes. L'occasion de faire une petite rétrospective de cette aventure qui a débuté en 1983.

La Renault 25
     1983 : Pour la première fois, une quinzaine de Renault 30 sont mises à la disposition des vedettes afin de les escorter jusqu’aux marches du Palais. C’est une vraie révolution, car il n’était pas surprenant de rencontrer auparavant des stars qui se rendaient au Palais à pied.

     Puis c'est la Renault 25 qui succédera à la Renault 30 pour transporter les stars.

     En 1992, Renault profite du Festival de Cannes pour révéler sa Safrane, dont 45 exemplaires composent la flotte officielle Festival en remplacement des Renault 25. L'année suivante, le constructeur réalise même une série spéciale "Palme d'Or".
 
Steven Soderbergh et la Renault Safrane "Palme d'Or" (1993)
     En 2011, la Renault Latitude remplace la  Vel Satis en tant que véhicule officiel pour accompagner l'Espace. Une attention toute particulière est exigée par les organisateurs concernant l’accueil à bord des véhicules. Aussi, leur préparation minutieuse nécessite plus de deux semaines de travail. Alors seulement la mention « partenaire officiel du Festival de Cannes » est portée sur ces véhicules, équipés des porte-drapeaux spécifiques de l’événement.

     A partir de 2012, Renault a introduit quelques véhicules électriques avec la berline Fluence Z.E.

Renault Vel Satis
     Pour l'édition 2015, plus de 200 véhicules transportent les acteurs jusqu'au pied des marches du Palais des Festivals. C'est l'occasion pour le constructeur de remplacer les Latitude en étrennant le nouvel Espace.
     En plus des 200 Espace en finition Initiale Paris et en livrée Noir Améthyste, Renault emmène à Cannes une flotte dite « image » composée de 6 Captur, 4 Twingo et 15 Twizy. Ces modèles clairement identifiés seront essentiellement disponibles pour les essais destinés au grand public.

     Les 200 chauffeurs sont chargés d'accueillir les acteurs à l'aéroport, les déposer à leurs chambres d’hôtel, puis les amener jusqu'aux marches du Grand Palais du Festival. Bien sûr, ce n'est qu'un prêt de Renault, qui revendra ensuite les voitures utilisées dans ses concessions.

     Pour l'édition 2016, c'est la Renault Talisman qui fera office de voiture officielle du Festival.
Renault Latitude










La Renault Talisman de l'édition 2016.
George Clooney sortant d'une Vel Satis.
Ben Stiller quittant une Latitude.
Le Renault Espace de l'édition 2015 du Festival.

jeudi 24 mars 2016

Quand la Peugeot 309 faisait un break...


     Comme je vous l'ai déjà raconté dans un précédent article, la Peugeot 309 (ex-Talbot Arizona) a été commercialisée en octobre 1985. C'est une berline réputée sage et discrète, qui fera carrière dans l'ombre de sa sœur 205. Il lui manque toutefois une variante break pour se différencier de sa concurrente Renault 11 (puis sa remplaçante Renault 19). Eh bien, le saviez-vous ? Cette variante a existé, en un exemplaire unique produit par Heuliez.


Heuliez ?
     Certains d'entre vous penseront immédiatement aux bus Heuliez qui sillonnent les rues de nos villes. Et ils n'auront pas tort, puisque Heuliez Bus était à l'époque une filiale d'Heuliez. L'activité bus a toutefois été séparée du reste du groupe Heuliez en 1998. Aujourd'hui, Heuliez Bus appartient à Iveco Bus (ex-Irisbus).


     Mais revenons à la division automobile de Heuliez. Aujourd'hui disparue, Heuliez était une entreprise en bonne santé, à l'époque. En effet, elle produisait des véhicules pour les grands constructeurs, comme par exemple les Citroën CX break, BX break et XM break. Elle produira même plus tard les Xantia break et Opel Tigra TwinTop, entre autre.
     Afin de décrocher de nouveaux contrats avec de grands constructeurs, Heuliez avait pour habitude de proposer des études de style qui pourraient les inspirer. C'est ainsi que Heuliez dévoila par exemple la Citroën AX break au Salon de l'Automobile de Paris en octobre 1988. Elle restera à l'état d'étude...

Bon, alors, et cette 309 break ?
     J'y viens, j'y viens... C'est au salon de Genève 1988 que le petit constructeur Heuliez présentait une étude de break sur base de Peugeot 309, afin de donner des idées à Peugeot.
     Ce break avait pour originalité d’être asymétrique. En effet, il présentait la particularité de posséder une seule porte côté conducteur, mais deux portes côté passager. La sécurité impose ainsi que les enfants ne puissent descendre que du côté du trottoir. Ce break était donc particulièrement destiné aux mères de famille.
     Malheureusement, Peugeot ne jugea pas utile de la commercialiser. Dommage, car l'arrière était plutôt réussi.



Mais qu'est devenu cet exemplaire unique ?
     Cette 309 break a été mise en vente le 7 juillet 2012, par Artcurial, lors du démantèlement du petit constructeur des Deux-Sèvres. En très bon état, elle affichait alors 47 kilomètres au compteur, et était « potentiellement fonctionnelle ». 
     « Potentiellement », car il n'y avait aucun accès au réservoir... Elle a été vendue 7 148 € avec les frais. Le nouveau propriétaire habitait alors en Haute-Savoie.
     La voiture ne possédant pas de carte grise, son nouveau propriétaire était obligé de l'assurer en tant qu’œuvre d'art « non roulante », en attendant ses 30 ans et la possibilité d'avoir une carte grise de collection.
     Finalement, en juillet 2015, elle était à vendre sur Le Bon Coin, pour 8 000 €. Depuis, l'annonce a disparue. A-t-elle été vendue ? Mystère...

Galerie photos






Sur le même thème :
   
Citroën AX Evasion : une AX break.     Talbot Arizona : l'histoire de la Peugeot 309.

mardi 2 février 2016

L'étonnante Toyota Mirai.


     La Toyota Mirai est la première voiture de série à fonctionner à l'hydrogène (bien que d'autres modèles BMW et Honda aient utilisé la pile à combustible auparavant, mais jamais dans cette ampleur). Pourquoi Mirai ? «  Mirai  » signifie «  avenir  », en japonais. Elle préfigure donc la voiture de l'avenir selon Toyota.
     En réalité, c'est une voiture électrique, mis à part le fait que deux réservoirs d'hydrogène, ultra-renforcés, prenne la place des batteries. L'hydrogène est stocké sous une pression de 700 bars à l’intérieur de deux réservoirs. La perspective de transporter de l'hydrogène instable n'étant pas rassurante, Toyota précise que les deux réservoirs ont été conçus pour résister à une pression plus de deux fois supérieure à celle qu’ils doivent supporter. Et qu’ils ont été soumis à des tests (incendie, collision…) particulièrement sévères.

     Scientifiquement parlant, nous parlerons de pile à combustible plutôt que de moteur à hydrogène. C'est la pile à combustible qui, à partir de l'oxygène contenu dans l'air et du dihydrogène du réservoir créé un courant électrique, courant qui alimente le moteur. Bon, je simplifie le fonctionnement à l'extrême, les scientifiques vont m'en vouloir, mais sur le principe, c'est bien ça. Pour une explication bien plus détaillée, je vous invite à vous rendre ici : http://pileacombustible.free.fr/fonctionnement.htm.

Ce qui pourrait vous séduire...
     L'avantage de ce type de voiture, c'est qu'aucune pollution n'est rejetée, uniquement de la vapeur d'eau. L'orifice servant d’échappement ne rejette que de l'eau à environ 80°C. De quoi se demander si elle ne constitue pas la voiture de l'avenir par excellence. J'en entends dans le fond qui vont me dire : "Et la production d'hydrogène, elle est polluante ?", ce à quoi je répondrai "oui, pour le moment !". Produire l'hydrogène nécessite une source d'énergie (solaire, éolien, gazéification/pyrolyse du bois... ou via des combustibles fossiles). Mais une généralisation de la production par les énergies renouvelables (solaire ou éolien) pourrait en faire une voiture écologique, car plus de moyens seront mis dans la production d'hydrogène par les énergies renouvelables.
     Autre avantage du point de vue écologique : contrairement aux voitures électriques standards, la Mirai ne stocke pas son énergie dans des batteries. Ainsi, le problème majeur du recyclage des batteries ne se pose plus.



Ce qui pourrait vous rebuter...
     Son prix, d'abord. elle devrait coûter 66.000 € hors taxe lors de sa commercialisation très prochaine en Allemagne, au Danemark et au Royaume-Uni. Elle pourrait arriver en France, mais pas avant 2017, au prix d'environ... 80.000 € TTC. Cependant, à ce jour, on ne compte qu’une seule et unique station de recharge ouverte au public. 
     Son physique ! Jugé ingrat par la majorité des gens, Toyota l'explique par une volonté de se différencier et de proposer un concept véritablement futuriste. Sur ce point, c'est réussi... En outre, ses énormes ouïes frontales servent surtout à récolter un maximum d'oxygène pour alimenter la pile à combustible et la refroidir.
     Ses performances. Son rapport poids/puissance (154 ch pour 1,5 tonnes  ; le 0-100 km/h est atteint en 9,6 secondes) en font une voiture aux performances convenables, mais ne comptez pas faire la course avec. De toute façon, elle n'est pas faite pour ça, et la pousser dans ses retranchements ferait fondre son autonomie comme neige au soleil. D'ailleurs, son autonomie, est selon Toyota de 500 km environ. Autant dire qu'elle ridiculise sur ce point la plupart des voitures électriques type Renault Zoé avec leurs 150 km d'autonomie réelle. De plus, la Mirai fait "le plein" en trois à cinq minutes, contre un peu moins de 10 heures sur prise domestique pour une Zoé. Reste qu'un plein d’hydrogène est facturé autour de 50 euros, soit 10 euros pour 100 kilomètres...


     Bien sûr, la solution proposée par la Mirai n'est pas encore démocratisée. Mais elle demeure bien plus prometteuse que celle proposée par certains constructeurs avec leurs diesel hybrides (suivez mon regard) ou leurs électriques dont l'autonomie les cantonne à la ville. 
     Et bizarrement, son physique si particulier (euphémisme...), je commence à m'y faire. Pas vous ?