samedi 23 novembre 2013

Dodge RAM ProMaster: an American van with European origins.


     In may 2006, PSA group and Fiat Professional introduced in Europe the third generation of vans Peugeot Boxer - Citroën Jumper (also called Relay in UK) - Fiat Ducato (first generation was initially called Peugeot J5 - Citroën C25 - Talbot Express - Fiat Ducato - Alfa Romeo AR6).

     However, the joint venture between Fiat and Chrysler, signed in 2011, permitted to launch a fourth van built on the same base, called Dodge RAM ProMaster.
 
     So, Dodge RAM ProMaster is a Fiat Ducato only available for the USA, with a specific front, produced near USA, in Mexico.
Two engines are proposed :
- a 3.0 diesel engine of 174 hp, also known in Fiat Ducato, Peugeot Boxer and Citroën Jumper, with a 6 speed automated manual transmission.
- a 3.6 Pentastar V6 petrol engine of 280 hp (made by Chrysler), with a 6 speed automated transmission.

     For $ 30,900 (about € 23,000), you can buy a extended version of RAM ProMaster, with the 3.6 petrol V6 and 6-speed automatic transmission.




You can also reed :

lundi 18 novembre 2013

La Soyat Unique, une Seat Ibiza chinoise.


La première génération, nommée Nanjing Eagle.
     Petit instant de nostalgie en découvrant cette Nanjing NJ 7150 (ou Unique), puisque cette chinoise n'est autre qu'une Seat Ibiza première génération. Ma sœur en avait d'ailleurs une noire, à l'époque.

Une Ibiza chinoise
     La première génération de Seat Ibiza fut produite à Barcelone et vendue en Europe de 1984 à 1993. Gros succès pour la marque espagnole, puisque jusqu'au lancement de la seconde génération, 1.342.001 exemplaires sont sortis des chaines.

     En 1997, le constructeur chinois Nanjing Automobile Corporation et le malais Lion Group s'associent pour acheter à Seat la licence de production de l'Ibiza première du nom.
La production démarre en juin 1999. La voiture est nommée Eagle.

Carrosseries
     Ce modèle est disponible au départ en deux carrosserie :
- la cinq portes connus par tous (NJ64000GHR)
- un utilitaire léger jamais réalisé par Seat (NJ6400GHA), dont l'avant est celui de la 5 portes (donc de l'Ibiza modifiée) et l'arrière est issue de celui du Seat Inca (et son jumeau Volkswagen Caddy de 1996 à 2003) que nous avons connu en Europe.

La Nanjing Soyat, version restylée de 2003.
Motorisation et finitions
     L'unique moteur disponible est un 1461 cm3 de 81 ch.
Le constructeur annonce une vitesse maximale de plus de 130 km/h et une consommation de 6 l/100km à 60 km/h et 6,9 l/100km à 90 km/h.

     Deux niveaux de finition sont disponibles :
- la finition Normal, avec suspension indépendante avant et arrière et climatisation
- la finition Encore, avec en plus le porte-bagages, les vitres électriques, le verrouillage centralisé, un spoiler, un troisième feu stop et une lunette arrière chauffante.

La version Van de 2007
     En 2003, elle est rebadgée Nanjing Yuejin Soyat et bénéficie d'un restylage.
Un autre restylage aura lieu en 2007 et la version utilitaire adoptera pour l'occasion une porte latérale, montée par le carrossier local Nanking Unique. Pour l'occasion, une nouvelle version 4 portes est lancée. Contrairement à la Cordoba que nous avons connus, cette version chinoise ne reprend que la cellule centrale de l'Ibiza.
La production de la voiture cessa en 2008.

Galerie photos
Planche de bord de la version 2003.
La Nanjing Soyat 2003

Publicité pour la Nanjing Soyat de 2007
Version Van de 2007
La version 4 portes de 2007
A titre de comparaison, la Seat Ibiza originale.

Voir aussi : 
- Proton Tiara, une AX à la sauce malaise.
- Les tribulations de la Citroën ZX en Chine.
- Hongqi CA 7200, une Audi 100 chinoise.

mardi 12 novembre 2013

La carrière américaine de la Peugeot 505.


     Lancée en France le 16 mai 1979, la Peugeot 505 est une grande routière haut de gamme qui remplace la 504, lancée en 1968. Sa carrosserie signée par le carrossier italien Pininfarina affiche un style classique et élégant. A l'avant, elle reprend le style "yeux en amande", inauguré par la 504, mais grâce à des phares de taille plus modeste, la partie avant est affinée. Son profil est très équilibré et la voiture a une prestance digne de son rang. Sous son capot, on trouve un choix complet de motorisations, toutes à 4 cylindres. Il faudra attendre septembre 1986 pour voir apparaitre une version équipée d'un V6.


     Dès son lancement, la 505 se destine non seulement en Europe, mais aussi aux États-Unis. En effet, après une trop confidentielle 304 et 604, Peugeot décide de lancer en 1980 sa nouvelle 505 sur le marché américain. Après une mise aux normes obligatoire pour intégrer le marché (de gros pare-choc absorbeur de choc, pot catalysé, pare-brise collé, des barres de renforts latéraux dans les portières ainsi qu’un troisième feu stop), la 505 est prête à fouler le sol du nouveau continent, avec deux finitions, "base" et "S", et trois motorisations, essence, diesel et turbo-diesel.

Les moteurs
     La version essence est un quatre cylindres de 2 litres à injection de 97 ch à 5500 tr/min, tandis que l'offre diesel se compose d'un quatre cylindres 2,3 litres atmosphérique de 71 ch à 4500 tr/min, disponible également avec un turbocompresseur pour atteindre 80 ch à 4150 tr/min

Les niveaux de finition
     La version de base est équipé de quatre freins à disques, d'une direction assistée, de vitres teintées à manivelle, de roues en acier, de sièges en velours, d'une lunette arrière dégivrante et d'une radio AM/FM. Une transmission automatique à 3 rapports et une climatisation sont proposées en option.

     Sur les versions S, la dotation de série est plus riche, avec des vitres électriques teintées, des jantes en alliage, une radio AM/FM à cassette, un toit ouvrant, un verrouillage centralisé des portes, une antenne électrique, un siège réglable en hauteur et l'air conditionné. Par rapport aux versions européennes, les 505 américaines se distinguent par leurs gros pare-chocs, leurs optiques rondes (berline d'avant 1986) puis carrées à l'avant (tous les modèles après 1986) et des feux arrières inclinés et plus volumineux.


Particularité
     L'originalité de la 505 sur le marché américain repose sur son offre diesel. En effet, aux États-Unis, ce type de motorisation est principalement réservé aux camions, même si General Motors propose quelques berlines diesel, comme l'Oldsmobile Delta 88 et la Cadillac Seville, équipées d'un V8 diesel de 5,7 litres. Mercedes-Benz avait également lancé deux ans plus tôt la 300 SD à moteur diesel 5 cylindres turbo, la première berline turbo diesel au monde.

Une Peugeot 505 Turbo Injection break
     La 505 est la première voiture équipée d'un 4 cylindres turbo diesel vendue aux États-Unis. Peugeot compte sur cet atout pour imposer sa nouvelle voiture. Mais la renommée de la 505 aux États-Unis va aussi se construire grâce à un succès inattendu.

     Des versions coupé et cabriolet, principalement destinées au marché US, sont même conçues mais resteront finalement à l'état de prototypes suite à des études de marché peu encourageantes. Toutefois, la version Turbo Injection, déjà existante en Europe en carrosserie berline, aura la particularité d'être proposée en berline et en break aux États-Unis.

La 505 cabriolet, resté à l'état de prototype.

La 505 en yellow cab
La Peugeot 505 en Yellow Cab new-yorkais.
     Le constructeur sochalien répond, en 1979, à un appel d’offre et décroche le marché pour le renouvellement complet des taxis de New-York et de Los Angeles, ce qui représente 600 véhicules dans chacune de ces grandes cités. Le marché est obtenu, et au début de l'année 1980, Peugeot livre 1200 modèles 505 turbo diesel prêtes à transporter des passagers le long des grandes avenues de New York et de Los Angeles. Un atout publicitaire qui permettra d’écouler 15 000 exemplaires pendant l’année 1982. Même les intellos branchés de la Côte Est seront conquis par le break 505.

     Face aux grosses Ford et Chevrolet généralement utilisées comme taxis et qui roulent à l'essence, les Peugeot ont un gros avantage : leur consommation nettement plus basse. Alors que les grosses américaines ont besoin de 15 litres d'essence tous les 100 km en moyenne, les 505 se contentent de 9 litres de gasoil, carburant en outre plus abordable.

     Grâce à ce contrat, la 505 bénéficie d'une bonne publicité et son lancement est réussi : en 1982 près de 15000 exemplaires sont vendus, alors que la 604, l'autre modèle vendu par la marque aux États-Unis, ne trouve que 300 preneurs environ. La 505 est appréciée et séduit même la police de Cumberland, dans le Maine. En effet, Peugeot remporte en 1983 ce marché et ce sont des 505 qui composent alors la flotte de cette brigade. Les policiers américains, habitués à évoluer à bord de grosses Ford Crown Victoria, se retrouvent à conduire une voiture "frenchie".

     Des débuts prometteurs qui malheureusement ne dureront pas du fait de son prix trop élevé. De plus, en 1983, la législation anti-pollution se durcit et la vente de véhicules diesel respectant les normes imposées devient quasiment impossible. Il ne reste plus dans la gamme 505 que les versions essence. Et les chauffeurs de taxis de New York et Los Angeles reviennent à leurs vieilles habitudes en privilégiant, par exemple, les Chevrolet Caprice.

     Mais ce n'est pas la fin de la 505 taxi, puisqu'elle continue sa carrière en France où, dans les années 1980 elle est très appréciée par cette profession, plébiscitée à coté des Mercedes-Benz. En 1986, elle est même choisie par la société parisienne G7 comme véhicule principal de sa flotte.

     Peugeot, ayant la dent dure, décide de renouveler l'expérience en septembre 1988, avec la 405. Une expérience qui tournera rapidement au désastre malgré les efforts consentis par le constructeur en termes d’équipements et de prix. Sur cet échec, Peugeot quitte les États-Unis en 1991.

     A ce jour, Peugeot n'a jamais remis les pieds aux États-Unis. Le rapprochement entre General Motors et Peugeot pourrait-il inverser la tendance ?


Une 505 STX V6 de 1988, immatriculée à New York.

FICHE TECHNIQUE DE LA 505 YELLOW CAB
Type : Peugeot 505 2.3 turbo diesel
Moteur : 4 cylindres en ligne
Cylindrée : 2304 cm3
Alésage x course : 94 x 83mm
Puissance : 80 ch à 4150 tr/min.
Alimentation : injection Bosch, turbo compresseur Garrett T03
Distribution : arbre à cames en tête
Allumage : électronique
Transmission :  aux roues arrières, boite de vitesse automatiques à 3 rapports
Pneumatique : 185 SR 14
Empattement : 274 cm
Voies AV/AR : 146/143 cm
Longueur : 474 cm
Largeur : 172 cm
Hauteur : 145 cm
Poids : 1340 kg
Vitesse maximale : 170 km/h


 Galerie photos : la 505 Turbo version US.






Sur le même thème :
   
La Peugeot 305.     Talbot Arizona :
l'histoire de la Peugeot 309.

lundi 11 novembre 2013

Proton Tiara, une AX à la sauce malaise.


     Vous connaissez bien sûr la Citroën AX. Mais avez-vous entendu parler de la Proton Tiara ?
Cette Citroën AX version malaise est issue d'un accord entre PSA et le constructeur malais Proton. Très légèrement restylée et mal finie, elle a fait un gros flop.

Proton, un jeune constructeur malais.
     PeRushan OTOmobil est un constructeur né en 1983. C’était alors une société détenue par l’état malais et Mitsubishi. Elle débute en 1985 avec la Proton Saga (une Mitsubishi Lancer maquillée). Pour lui garantir de bonne ventes, l’état décide de surtaxer les importations. Par conséquent, la Saga est 20% moins chère que la concurrence et détiendra jusqu’à 75% du marché !

Un accord avec PSA.
Planche de bord de la Proton Tiara
     Au début des années 90, Proton est encore totalement dépendant de Mitsubishi qui rechigne à transférer sa technologie. Tan Sri Yahaya Ahmad, alors PDG de Proton, souhaite donc s’éloigner de Mitsubishi et cherche un deuxième partenaire plus enclin au partage de technologies. Il contacte alors PSA. Alors qu'on parlait de Peugeot 306 4 portes, un premier accord est signé le 12 septembre 1995. Il porte sur l’expédition de Citroën AX en kit (pour éviter les taxes sur les importations), qui seront assemblées par Usahasama Proton-DRB, à Pékan.
     C'est un accord gagnant-gagnant : 
- PSA rentabilise une voiture déjà sortie de la gamme française (remplacée par la Saxo)
- Proton se renforce sur le marché des citadines alors totalement aux mains de son concurrent Perodua (partenaire de Daihatsu)

     La Tiara (diadème en malais) reprend la présentation de l’AX GTI, mais elle se contente du petit moteur 1,1 60ch. Uniquement disponible en 5 portes, elle se distingue par rapport à l'AX par sa calandre inspirée des autres Proton et ses feux arrières très légèrement modernisés.

     Dès le 2 novembre 1995, les premières Tiara en kit débarquent à Pékan, sous le yeux de Claude Satinet (Citroën) et Tan Sri Yahaya Ahmad. Mais au lieu des 20 000 unités par an, la production culminera à 14 297 véhicules en 1997 puis retomberont. Du fait de sa finition bien moins rigoureuse que celle des autres modèles de la gamme (eux-même issus de Mitsubishi), les malais préfèreront la bouder.


Un enchainement de mauvaises circonstances.
     La crise Asiatique de 1997 ne l'aide pas à se vendre, et PSA a interdit à Proton de l’exporter, Yahaya Ahmad meurt dans un accident d’hélicoptère et son successeur veut revenir vers Mitsubishi. Il est vrai que PSA n'est finalement pas plus coopératif que Mitsubishi en matière de transfert de technologie, se contentant de proposer un modèles ancien à la technologie dépassée (tout comme en Chine, où il vend à l'époque de vieilles ZX sous le nom de Fukang).
En 1999, après seulement 118 Tiara, Proton préfère stopper la production. En tout, environ 30 000 Tiara furent produites, là où les objectifs étaient de 20 000 exemplaires par an.. Il faudra attendre 2005 et la Proton Savvy pour que la marque renoue avec les citadines.




La Citroën AX GTi, base utilisée pour la Proton Tiara.
La Citroën AX GTi.
Voir aussi :
- Talbot Samba 2 : Une Citroën AX mort-née sous le signe de Talbot.
- La Citroën AX Évasion, une AX break.
- Les tribulations de la Citroën ZX en Chine.